Le maloya coule dans les veines de Jean-Didier Hoareau, réunionnais de métropole élevé au fonnkèr des anciens et de son oncle Danyèl Waro qu’il accompagne souvent sur scène. Dans leurs pas, il s’élance à son tour et s’il tend à propulser les chants des anciens esclaves à des sommets de transe enfiévrée il préfère, avec Trans Kabar, les riffs du rock à la pulse obsédante du roulèr. Là où Alain Péters, René Lacaille et Loy Ehrlich électrifiaient dans les années 70 un maloya rescapé, le rhabillant d’éclats psyché-poétiques, Trans Kabar l’électrise franchement. En créole, malgache ou comorien, Trans Kabar célèbre le métissage réunionnais, honore ses racines et propose une relecture du répertoire traditionnel des servis kabaré, temps de cérémonie et de communion avec les esprits des ancêtres d’où surgissent frissons et grands musiciens, à l’image de l’illustre Gramoun Bébé auquel le quartet rend hommage avec Maligasé. Voix souples et choeurs ardents, Trans Kabar chante ici un bien commun à cultiver et mène la transe du roots au rock, maniant avec agilité kayamb, contrastes et contrebasse. Oté Kabaré !


Trans Kabar – Maligasé (Discobole records)

En concert le 9 Avril 2019 au Studio de l’Ermitage à Paris.

 

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