Les radars s’affolaient depuis la découverte de Los Ángeles (2017), un premier album produit par Raül Refree, qui entrechoquait le flamenco et l’imagerie R&B des vidéos du collectif CANADA. Puis, le single « Malamente » et un premier concert électrique au Sonár de Barcelone, chez elle, propulsèrent la hype avant l’été. Restait une question : Rosalía pourrait-elle porter, sur les épaules de ses 25 ans, la double responsabilité de moderniser le flamenco tout en inscrivant enfin l’Espagne sur l’Atlas des musique urbaines ? Même si de récentes apparitions signalent encore la fragilité du live, El Mal Querer répond positivement.

Cette fois produit par le trublion électro-pop barcelonais El Guincho, dans un registre sensiblement plus clinquant que son prédécesseur, l’album déploie un éventail vertigineux, qui plaque des palmas sur des basses synthétiques – une recette reconduite sur la plupart des chansons. Soit trente minutes de vocalises sensuelles, de textures contemporaines, de grosses cylindrées, de toros et de couteaux tirés, parmi lesquelles un flamenco puro (« Que no salga la luna ») rappelle d’où vient Rosalía. Mais rien n’indique où elle se dirigera, ainsi écartelée entre sa terre et les étoiles – une position inconfortable mais excitante.


Rosalía, El Mal Querer (Sony)

 

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