Le mec derrière le Cosmic Analog Ensemble est un amoureux de la library music et des b.o de films. Charif Megarbane a partagé à Qwest TV 5 des b.o qui l'ont influencé d'une manière ou d'une autre.

Piero Piccioni, Camille 2000 (1969)

J’aurais pu choisir tellement d’autres b.o de Piccioni, de nombreux exemples où la musique est d’ailleurs mieux que les films en eux-mêmes, de bandes son étant meilleures que les films réels qui sont difficiles à trouver aujourd’hui. J’ai hésité avec la bande son plus jazz de « Colpo Rovente », sortie l’année suivante, en 1970, mais je reviens toujours au thème principal de Camilla 2000. La mélodie commence avec un orchestre et de faibles échos de clavecin, comme s’ils étaient reflétés dans l’eau mais sans jamais devenir cheesy. Une métaphore élégante et subtile de la femme, c’est-à-dire jusqu’à ce que l’homme vienne – rappelez-vous qu’il s’agit d’un film érotique – et que la même mélodie est portée par une guitare breakbeat et fuzz. Encore et encore. Une étude sonique sur le genre et une masterclass de mélodie et de groove.

Vladimir Cosma, La Gloire de mon Pere (1990),

La bande son est sublime du début à la fin mais le sample de chants de sauterelles – omniprésentes en Provence et dans de nombreuses régions du Liban – pas en place fait s’écrouler la fondation rythmique de « Habanera ». Cela semble naturel, pas forcé du tout, ce qui est le plus impressionnant depuis le début des années 90. Ces mélodies capturent l’innocence, la mélancolie et la tristesse à parts égales et sont au top dans la ligue d’Ennio Morricone. Superbe film aussi, avec la narration et l’accent du narrateur Jean-Pierre Narras qui complètent subtilement la bande-son (ou vice-versa).

Curtis Mayfield, Super Fly (1972)

Un classique à succès, comme « Harder They Come » de Jimmy Cliff ou « The Mac » de Willie Hutch qui aurait également pu figurer sur cette liste. Curtis décrit un récit sinistre mais la langue n’est jamais vulgaire, avec ce fausset et cette wah qui maintiennent la tension. Utilisation fantastique des congas sur une bande son, Lalo Schifrin a dû rougir.

Philippe Sarde, Un Mauvais Fils (1980)

Un film stellaire sur un thème obsédant (indirectement lié au précédent puisque le réalisateur Yves Robert y figure dans le rôle du père du mercuriel Patrick Dewaere).

Ray Parker Jr., Tintin (1991)

La bande-son de la série animée des années 90 a été un succès immédiat. Pas facile de trouver un cadre musical à l’art silencieux d’Hergé. L’utilisation de la musique tout au long de la série est colle tout à fait, une phrase musicale minimalist suggérant ici et là  une humeur sans jamais l’imposer ni remplacer l’imagination du spectateur. La musique flirte perpétuellement avec un sens du mystère qui reflète le sens de l’aventure et du voyage si centraux dans le récit. Le thème de l’introduction avec Tintin et Milou sous les feux des projecteurs est gravé dans les mémoires de cette génération.


Lire Cosmic Analog Ensemble, le son d’une époque


Cosmic Analog Ensemble, Une vie cent détours (My Bags)

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