Le saxophoniste ténor allemand Daniel Erdmann, le guitariste danois Hans Poulsen et Edward Perraud, le français de l’étape, s’attaquent à des incontournables du répertoire qui ont façonné l’esprit français. Et ça décoiffe.

Contrairement à ce à quoi l’on peut s’attendre lorsque l’on connait les relectures de Das Kapital des œuvres du compositeur communiste allemand Hanns Eisler, c’est plus goguenard que sarcastique ou revendicatif. La synthèse du projet se résume à la version décalée de « La mer » de Trenet : sur un fond jazz post free et un bruitisme rock, le trio campe aux lisières de la mélodie sans la délaisser pour accrocher la mémoire. Tout passe à la moulinette, du sirupeux « Comme d’habitude » de Claude François aux grands classiques contemporains que sont Ravel (« Pavane pour une infante défunte ») et Satie (« Première Gymnopédie ») sans oublier les plumes de la chanson française (Brel, Brassens, Barbara) et même les compositeurs du Grand Siècle (Lully, Pancrace Royer). Dans « Ne me quitte pas », on passe insensiblement d’un rock déjanté à un parfum de Renaissance où la guitare sonne comme une viole de gambe. De quoi rendre Marc Ribot jaloux.


Das Kapital, Vive la France (Label Bleu)

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