Violon intensif dès l’âge de cinq ans, premières vocalises durement critiquées, musique classique obligatoire et pop culture prohibée à la maison : cette éducation musicale pour le moins stricte a bien failli dégoûter Kadhja Bonet à jamais de retoucher un instrument, y compris son propre organe, dont le velouté exceptionnel et la tessiture cristalline font aujourd’hui tourner la tête des mélomanes. Découverte avec le mini-album The Visitor (2016), cette Minnie Riperton de la génération Y affine sur Childqueen sa formule capiteuse, semblable au fantasme d’un passé suranné (les girls bands, la soul Motown, le jazz spirituel) et pourtant bien en phase avec le présent (celui des productions R&B de Solange ou SZA). Désormais, Kadhja n’a plus besoin de personne pour déployer son univers (elle joue, enregistre et produit tout elle-même) ni pour la pousser à se remettre en question (elle souffre de perfectionnisme aigu). Childqueen s’écoute comme une déclaration d’indépendance, aussi lumineuse au dehors que douloureuse en-dedans.


Kadhja Bonet, Childqueen (Fat Possum Records / Differ-Ant)

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