Nigéria, 1979. Si Lagos est secouée par l’afrobeat rebelle de la tornade Kuti – qui sort plus de trente disques sur la décennie, se produisent en coulisses d’autres petites révolutions, peut-être plus discrètes mais tout aussi flamboyantes. African Dances de Shina Williams et ses African Percussionists sont de celles-là et le vinyle original, quasiment introuvable, s’élève aujourd’hui à plusieurs centaines de dollars.

Avec seulement trois titres, tous gorgés d’un afrobeat très libre, (notamment sur les 16 minutes de « Cunny Jam Wayo ») et du son disco-funk-boogie qui déferlerait sans tarder sur les 80’s à venir, Shina Williams met au point une fusion des plus audacieuses. Et parce qu’il veut prouver « au monde entier que l’Afrique est vivante avec des musiciens modernes », Shina Williams s’entoure en effet d’un all-star de musiciens nigériens tels que Prince Bola (SJOB Movement), Tunde Williams ou Biddy Wright dont les lignes de clavinet sur « Agboju Logun » révèle un véritable tube, porté une alliance chœurs-cuivres chatoyante. « Nos plus grands remerciements à Allah, Jah, Olorun et Chineke (…) la musique crée un sentiment de bonheur » signe-t-il au dos de ce chef-d’œuvre heureusement retrouvé.


Shina Williams and His African Percussionists, African Dances (Mr Bongo)

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